Exposition d’automne

Ma série de dessins “Les Hypothèses astronomiques de Louis-Auguste Blanqui” a été réalisée en résidence à l’Institut français de Vilnius en 2014 et exposée plusieurs fois en Lituanie depuis. Elle n’avait cependant encore jamais été montrée en France. Ce sera chose faite prochainement puisque l’ensemble, textes manuscrits et dessins mélangés, sera exposé du 2 au 29 novembre à la Villa départementale Marguerite Yourcenar, à Saint-Jans-Cappel (59).

Cette série de dessins, encre de Chine, rotring et étiqueteuse à ruban sur calque et papier offset, est basée sur le texte de haute poésie “L’Éternité par les astres” (1872), d’Auguste Blanqui. Le célèbre révolutionnaire s’attelle ici à expliquer le fonctionnement global de l’univers et en profite au passage pour énoncer une étonnante théorie de l’immortalité de l’homme, expliquée non plus par la religion, mais par les plus simples lois de la physique.

Nous pourrons nous retrouver pour une rencontre-lecture lors du vernissage de l’exposition, le vendredi 6 novembre à 19h.

Infos et réservations :

Villa Marguerite Yourcenar
2266, route du Parc – 59270 Saint-Jans-Cappel
Tél. : 03 59 73 48 90
Mail : villayourcenar@lenord.fr
Site Internet : lenord.fr/villayourcenar

Résidence à la Villa Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar a grandi dans cette maison de Saint-Jans-Cappel, dans le département du Nord, sur la frontière belge. Le lieu accueille maintenant des écrivains en résidence d’écriture et j’y séjournerai du 2 au 29 novembre. Ce sera également l’occasion pour moi d’exposer pour la première fois en France ma série de dessins “Les Hypothèses astronomiques de Louis-Auguste Blanqui”.

Quelques rencontres publiques sont néanmoins prévues durant cette période d’isolement créatif. Nous pourrons nous rejoindre à la villa :

• le vendredi 6 novembre à 19 h, pour le vernissage de l’exposition, avec  une rencontre-lecture autour de mes textes et du livre de Blanqui “L’Éternité par les astres” ayant servi de base à ce travail graphique.

• le dimanche 22 novembre à 16 h, pour une rencontre en compagnie d’Eduardo Berti et d’Anne-Sophie Subilia, avec qui je partagerai ce mois de résidence.

Je rencontrerai également, lors de ce séjour, des élèves du collège Jean Monnet, d’Aubigny en Artois, ainsi que du lycée Auguste Béhal, de Lens.

Corps réparé, corps modifié

Quel corps voulons-nous pour demain ?

Entre réparation et génération, les avancées scientifiques laissent présager des applications médicales impressionnantes dans un futur plus ou moins proche. Quel corps voudrons-nous demain ? Quelles transformations serons-nous prêts à accepter pour être en meilleure santé ? Aurons-nous envie de nous transformer pour le plaisir ? ou autrement dit, ces transformations relèveront-elles du strict domaine médical et et de la thérapie, ou bien intègreront-elles l’envie personnelle et le choix individuel ?

Pour tenter d’approcher ces questions en croisant nos pratiques respectives, Raphaële Andrault, philosophe et historienne des sciences (C.N.R.S.), Philippe Liotard, anthropologue (Université Claude Bernard Lyon 1), Christophe Marquette, biochimiste (C.N.R.S.) et moi-même par le biais de la littérature et de la poésie, mettons en place un cycle de rencontres et d’échanges avec des publics larges et de tous les horizons pour interroger, comprendre, débattre, recueillir et tenter une ouverture maximale sur un champs de réflexion qui se veut à grande échelle.

Deux rencontres sont d’ores et déjà prévues :

  • Le 3 septembre prochain, à la prison de Villefranche sur Saône, nous rencontrerons un groupe de détenus pour discuter avec eux de ces questions.

  • Le 3 octobre, une discussion publique aura lieu à l’amphithéâtre du CNRS (Villeurbanne) dans le cadre de la Semaine de la Science 2020. Elle aura lieu de 17h à 18h30 et l’entrée sera gratuite.

Podcast

Comment traduire la poésie lituanienne ?

C’est la question que se pose Marielle Vitureau dans son nouveau podcast VO-VF, consacré à la traduction et au passage entre les langues. Marielle Vitureau est journaliste spécialiste des Pays baltes, traductrice et auteure. Suite à la lecture des traductions de poésie lituanienne qu’Ainis Selena et moi avons publié dans Rumeurs, elle m’a invité à discuter à distance, durant la confinement, pour VO-VF. Pourquoi veut-on traduire de la poésie lituanienne ? Comment traduit-on une langue que l’on ne connaît pas ou mal ? Comment s’organise-t-on pour traduire à quatre mains ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce podcast réalisé avec le soutien de l’Institut Culturel Lituanien.

À écouter ici.

Rencontre autour de la traduction

En lien avec le festival de poésie Poezijos Pavasaris, l’Institut Français de Lituanie organise une rencontre autour de la traduction de poésie. Initialement programmé en mai, le rendez-vous a été reporté en juillet. J’y participerai en compagnie d’Ainis Selena, avec qui j’ai co-traduit les trente-sept poèmes du dossier-anthologie paru en 2019 dans le numéro 6 de la revue Rumeurs. Les deux poètesses et les trois poètes traduits, Dovilė Kuzminskaitė, Giedrė Kazlauskaitė, Dainius Gintalas, Liudvikas Jakimavičius et Rimvydas Stankevičius seront présents également pour une lecture bilingue de leurs textes.

Rendez-vous le mardi 28 juillet, à la médiathèque de l’Institut Français de Lituanie – Vilnius (LT). C’est à 18h et l’entrée est libre.

Gare Maritime 2020

L’anthologie écrite et sonore Gare Maritime, reprenant sur papier et CD textes et performances des invités de la Maison de la Poésie de Nantes durant l’année écoulée, vient de paraître. J’y étais en octobre avec David Champey, lors du festival Midi Minuit Poésie, pour un concert vidéo-musique de Saint Octobre au Lieu Unique. Vous retrouverez un extrait du morceau Tsar Bomba issu de cette performance sur le CD de l’anthologie, ainsi que le poème complet reproduit dans cette belle anthologie.

Gare Maritime 2020 : 92 pages + 1 CD = 17€. En librairie ou sur le site de la Maison de la poésie de Nantes, en suivant ce lien.

Au sommaire : Véronique Pittolo, Pascale Petit, Michèle Métail, Pierre Vinclair, Emmanuel Adely, Laure Gauthier, Véronique Kanor, Nicolas Richard, Claire Audhuy et Marina Skalova,  Eric Pessan et Erell Latimier, Annabelle Verhaegue et Théo Robine-Langlois. Ainsi que Mazin Mamoory (Irak), Thomas Tsalapatis et Katarina Iliopoulo (Grèce), Dawn Lundy Martin, Tyler Pennock, Ann Lauterbach (États-Unis), Tomomi Adachi (Japon) et Maude Veilleux (Québec).

Poésie et musique : Olivia Rosenthal & Eryck Abecassis (compositeur électro), Didier Bourda & Martin Antiphon (designer sonore), Christophe Manon & Frédéric D. Oberland (guitare), Jean-Baptiste Cabaud & David Champey (compositeur électro), Magali Daniaux & Cédric Pigot, Rosalie Bribes & Xavier Gignoux (compositeur électro).

Poésie et Handicap

Notre cœur est comme une rivière dont le sang coule rouge dans les vaisseaux sanguins de notre partie du cœur qui nous permet la vie humaine. Quelques fois, quand nous avons mal, il nous arrive de pleurer et nos larmes sont comme l’eau trouble de la mer.

Marie-France Liandrat

La poésie peut-elle soigner ? Ou tout du moins, prendre soin ?
Pendant plus de six ans, en compagnie de Sofi Breton, éducatrice spécialisée, j’ai conduit un atelier d’écriture de poésie auprès de dames handicapées, au sein de l’Association Adélaïde Perrin de Lyon. Il ne s’agissait pas d’art-thérapie, mais la régularité de ce travail ainsi que le dispositif de réflexion et d’écriture mis en place a petit à petit eu un impact réel fort sur la vie de ces dames et leurs projets de vie au sein de l’établissement.

La revue Rumeurs consacre le dossier de ses Écrits en ateliers à cette expérience d’écriture, dans son numéro 7 paru le 19 mars.

Dans un long entretien, nous revenons en détail avec Sofi Breton, sur le déroulement de ces ateliers et le dispositif expérimenté, ainsi que ses effets, parfois inattendus, constatés. Suit un large panel des poèmes écrits par ces dames.

La revue Rumeurs est disponible en librairie et sur le site de l’éditeur, La Rumeur Libre, ici.

Jean Faya, médecin et anthropologue, nous avait convié en janvier, Sofi et moi, à parler de ces ateliers lors de l’une des rencontres Les Poétiques de Let-Know Café, qu’il anime régulièrement dans son cabinet. Vous trouverez l’enregistrement de cette rencontre en cliquant ici.

Annulations

Pour les raisons coronavirales que l’on sait, toutes les rencontres de ce mois de mars sont annulées. Occupez-vous bien de vous. Occupez-vous bien des autres. Prenons soin ensemble.

Magnifique Printemps 2020

Le festival Magnifique Printemps de Lyon invite cette année le poète et traducteur Lituanien Dainius Gintalas. Ainis Selena et moi avons traduit plusieurs de ses textes pour le dossier-anthologie consacré à la poésie lituanienne contemporaine, paru dans la revue Rumeurs en 2019.

J’aurais le plaisir de les retrouver tous les deux lors de plusieurs évènements du festival liés à la traduction, à la francophonie et aux langues du monde.

Le Jeudi 19 à la Cave Littéraire de Villefontaine (38), Livraison, festival de la revue, mettra en lumière la revue Rumeurs. Au côté de Thierry Renard, directeur de la revue et d’Andrea Iacovella, éditeur, et au rythme des lectures de Dainius Gintalas, nous parlerons du dossier de poésie lituanienne publié dans le N°6, et j’aurai l’occasion également de mentionner les six années d’ateliers d’écritures menés en milieu de handicap, dont Rumeurs se fait l’écho dans son dossier “Écrits en ateliers”.

Le vendredi 20, nous participerons à la soirée “Sans Frontières Fixes” au théâtre des Asphodèles à Lyon. Lectures, conversations et concert autour des langues du monde et de la francophonie avec Paola Pigani, Mohamed Amara, Mahamoud M’Saidie. Un concert de jazz du Michel Fernandez Quartet clôturera la soirée.

Le samedi 21 au matin, enfin, rendez-vous au café le Tasse-Livre, dans le 1er arrondissement de Lyon. En partageant café et viennoiseries, Dainius, Ainis et moi animerons jusqu’à midi un petit-déjeuner-discussion autour de la traduction. Comment, pourquoi traduire, de la poésie aujourd’hui ? Quels enjeux pour la traduction, notamment pour des langues à faible diffusion, comme peut l’être le lituanien ?

En amont de ces rencontres, à l’invitation de l’Institut culturel lituanien, je rejoindrai Dainius Gintalas et Ainis Selena à la librairie Jonas, Paris 13, le mercredi 18, pour une lecture bilingue de textes et poèmes.

Toujours dans le cadre du Magnifique Printemps, mais sans mes amis Lituaniens cette fois-ci, j’interviendrai le mardi 17 à la Duchère avec la compagnie Les Artpenteurs pour le rendu public de la troisième et dernière année de la résidence “Être Poème”. Ce sera à 14h30, au Cinéduchère, en présence des usagers handicapés du SAJ Écully avec qui s’est déroulé cette résidence, ainsi que le soir, à 19h, lors de la Veillée Poétique organisée à la MJC Duchère.

Toutes ces rencontres sont en entrée libre.


17 03 20 – Lecture
Rendu de Résidence “Être Poème”, organisée par Les ArTpenteurs, avec les résidents du SAJ Ecully Odyneo
14h30 – CinéDuchère – Lyon 9


17 03 20 – Veillée poétique
Avec Les Artpenteurs, dans le cadre de la résidence ”Être poème”.
19h – MJC Duchère – Lyon 9


18 03 20 – Lecture bilingue franco-lituanienne
Avec Dainius Gintalas,  poète (LT) et Ainis Selena, traducteur (LT).
19h30 – Librairie Jonas – Paris 13ème


19 03 20 – Rencontre
Rencontre autour de la revue Rumeurs, avec Dainius Gintalas,  poète (LT) et Ainis Selena, traducteur (LT).
19h – Cave Littéraire – Villefontaine (38)


20 03 20 – Sans frontières fixes : lectures, tables rondes, concerts…
Table ronde avec Dainius Gintalas,  poète (LT) et Ainis Selena, traducteur (LT) et de nombreux autres poètes, chercheurs et musiciens.
19h30 – Théâtre des Asphodèles – Lyon 3ème


21 03 20 – Traduire la poésie, comment, pourquoi ?
Petit-déjeûner discussion autour de la traduction avec Dainius Gintalas,  poète (LT) et Ainis Selena, traducteur (LT).
10h30 – Entrée libre. Le Tasse Livre café – Lyon 1er

Fanfiction

Le Petit Fablab d’Écriture est un dispositif ludique, mêlant écriture collaborative et découverte des cultures numériques. À partir de prologues, les participants s’installent devant un poste informatique pour inventer la suite de l’histoire. Lorsque cinq auteurs ont écrit leur chapitre, l’histoire est dévoilée… Ensuite les histoires co-écrites sont fabriquées sous forme de livres au sein d’un mini-fablab ou mises en voix et enregistrées sous forme de podcasts.

Lors des rencontres nationales du PREAC 2020 organisées par l’agence Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture, des participants à ce Fablab ont travaillé à partir d’un prologue extrait de La Folie d’Alekseyev. Ils en ont tiré deux récits, L’Élu et Dans la steppe qui ont été ensuite enregistrés. Merci à eux pour ce beau travail.

Vous trouverez les versions écrites de Dans la Steppe, ici, et de L’Élu, ici.